La ficelle bleue

28 mai 2010

Saint Sebastiennite aigüe

N'allez pas à Rome. Ou plutôt si, allez-y, mais méfiance ! Ne regardez pas les Saints Sébastien, vous risquez de vous y perdre... Depuis mon retour, après une petite moyenne de deux beaux Seb par jours, le manque pointe. Patatra ! Il suffit d'une discussion msn avec une copine aussi atteinte (c'est de l'affection, tu le sais) et d'un véritable annuaire qui recense tous les saints Sébastien, des origines au XXIe siècle, sur tous les supports, pour qu'après plusieurs heures de comparaisons et tergiversations se fasse un top 10. Totalement subjectif, hein, pas de critères du genre le nombre de flèches ou la couleur des cheveux.

Tout d'abord, il faut savoir que tirer le portrait du Seb est un exercice hyper codifié qui ne laisse pas beaucoup de libertés à l'artiste : un mec, beau (c'est un saint quand même, et il faut que la religion ait un beau visage), attaché, souvent seulement revêtu du minimum de ce que la pudeur ecclésiastique exige. Ce dernier point comporte une importance esthétique non négligeable. En plus d'un côté pratique, à la fois pour les artistes (c'est pas tous les jours qu'on peut faire un beau nu masculin, à part pour les christs, dans la peinture religieuse), et pour le sujet : « Et les archers le frappèrent jusqu'à ce qu'il soit recouvert de flèches comme un hérisson est couvert d'épines » (Légende Dorée). Qu'est-ce que pauvre garçon a fait ? Et bien sous Dioclétien, il ne fait pas bon être à la fois capitaine de la garde prétorienne et chrétien. Et paf ! Mais comme ses hommes l'aiment bien, ils ne visent pas le coeur, et il survit (!!). Soigné par une jeune veuve du nom d'Irène, il se retape suffisamment pour aller râler devant Dioclétien qu'il fait du mal au chrétiens. Que fait l'empereur ? Bin il le fait rouer de coups jusqu'à ce que mort s'ensuive et le fait balancer dans les égouts de Rome. Comme c'est moins glamour, les artistes ne s'y sont pas attardés, préférant la partie "avec flèches". Vu certains tableaux, cela correspond en plus certainement à des goûts personnels.
Très codifié donc : mec, beau, nu, attaché, flèches. A partir de là, on en a des centaines et des centaines. L'écrasante majorité montre un canon masculin de l'époque, une image idéalisée d'une beauté qui ne nous émeut plus, ou nous fait bien rire. On horrifie. Cependant, certains, et c'est sur eux que se penche mon propos, sortent du lot. Par une pose plus naturelle, par un visage ou un corps qui évoque un véritable modèle (ou l'amant du moment du peintre), par un cadrage plus moderne, certains sont carrément sublimes, plusieurs siècles après leur conception.

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10. Le Sodoma (avec un surnom comme ça, il savait de quoi il parlait) 1525
Encore un peu archaïque, mais un archétype (réussi) du couronnement du martyre


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9. Nicolas Régnier, v. 1660
Le genre caravagesque que j'aime, et qui colle au sujet (on est pas chez les bisounours quand même)

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8. ex aequo, Trophime Bigot v. 1620 et Francesco Caïro, v. 1635
On reste dans la même ambiance caravagesque, dans le même thème. La "jeune veuve" Irène soigne le pauvre Seb. Selon les goûts du peintre ou du commanditaire, c'est une très belle jeune fille ou une vieille femme, ce qui influe sur l'érotisme de la scène... J'ai une légère préférence pour celui de Caïro néanmoins.

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7. Guido Reni, vers 1625
Un des cadrages les plus modernes et les plus osés du XVIIe siècle. Il faut la chercher, cette flèche qui "justifie" le saint Seb...

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6. Titien, 1510
La pose détendue, le cheveu libéré, la tête du mec qu'on peut croiser (avec de la chance) dans le métro, celui là pète la classe

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5. Titien, la Madonna dei Frari
Titien encore, qui sait faire des beaux garçons crédibles (dans le sens qu'ils peuvent exister, pas dans celui où ils se baladent leurs flèches avec le sourire). Un peu potelé, j'ai beaucoup d'affection pour son air trognon, et son envie manifeste de sortir du cadre...

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4. Mattia Preti, v. 1660
Découvert par hasard dans le fameux annuaire, ce petit là est un coup de cœur. Pose inhabituelle, beau, légère contre plongée et très belle lumière. Il sort du lot.

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3. Jusepe de Ribera, 1651
Un de mes petits chouchous (d'où sa présence dans le top 3). Avec le petit geste de la main qui peut aussi bien dire "je te pardonne mon grand, pas grave pour la flèche", que "foutez moi la paix les copains, je suis peinard contre mon arbre".

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2. Gerrit von Honthorst, 1623
Merci Froz pour m'avoir montré celui là (qui a démarré la conversation sus-citée). Pose et cadrage très modernes, et il saigne vraiment. Ce qui n'est pas évident pour un Seb, mais non mais non, même s'il se fait percer de flèches, la goutte de sang se fait rare, symbolique. Une belle bête, vraiment.

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1. Siciolante, 1560
Pas de photo complète, ni de meilleure qualité (c'est la mienne) ce qui ne lui rend pas justice. Face à ce jeune homme, les neurones s'en vont gambader pour n'être que dans la pure appréciation esthétique (mais bien sûr). J'aime son air de "même pas mal" et le dialogue visuel quasi amoureux avec l'ange.

Et parce qu'ils ne sont pas tous aussi beaux (loin de là), voici le top 3 des pires/plus ridicules/affreux :

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Giovanni di Paolo, qui a prit la description au pied de la lettre...

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Carlo Saraceni, 1610. Celui là y va très subtilement sur les métaphores.

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Juan de Carrena, 1656, décroche la palme du Seb le plus risible. la petite ficelle, la pose, et misère suprême, la moustache, tout y est !

Après cette interminable article qui m'a bien occupée (au lieu de bosser), ce classement subjectif appelle des ajouts, car c'est un choix, je n'ai pas pu tout mettre (notamment Caravage et La Tour), exprimez-vous.

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16 mars 2010

Bacchante kitsch et mots clés terribles

Voila ce que je me farcis depuis des heures et des jours : Bouguereau__Bacchante
Une bacchante XIXe, celle-là encore bien chaste si ce n'était le petit mordillement de doigt style "Merdouille, il est où Bacchus ? J'ai paumé le groupe...". Complètement hypocrite de la part de Monsieur Bouguereau, qui ne sait pas si il nous montre une prostituée aguicheuse vaguement enveloppée dans le drap de lit, qui invite le spectateur à aller voir en dessous, ou une belle bacchante indécise, son petit thyrse à la mimine, (histoire de bien montrer que c'est une bacchante) dans un cadre bucolique... De qui se moque-t-on ?
Et essayer de raconter de la façon la plus sérieuse du monde dans un exposé en quoi la mythologie est utilisée comme prétexte pour légitimer l'érotisme (que dis-je, les pages centrales de Playboy IInd Empire) sans se faire taper sur les doigts par la censure.

Dans un autre registre (enfin, c'est à vérifier), je suis toujours horrifiée par les mots clés qui mènent les gens (mais sont-ce des personnes ? Je veux dire, réelles ?) sur mon modeste blog.
Les derniers en date :

-"Comment et combien de temp on met pour se muscler quand le corp et mou" (je n'invente pas les fautes d'orthographes)
-Colin Farrell mou (attention, épidémie)
- Jared Leto douche (ne plus jamais faire un article sur ces deux-là. Zut, je viens de les re-citer)
- Moniteur auto-école caractériel (celui là je l'adore !!)
- Les races de phoque
- Brebis givrée (Froz, c'est pour toi)

Et hier, Yann Barthès face à R'né (celui de Céline, faut suivre), c'était formidable.

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07 mars 2010

Le travail, c'est la santé. Ne rien faire c'est la conserver !

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Je ne colle pas du Seurat juste pour prouver que je bosse mon cours de spé, et d'abord je n'aime pas vraiment ses peintures. Ses dessins sont tellement plus beaux...
Non, c'est juste parce qu'en ces temps incompréhensibles, où l'hiver n'en finit pas d'aller et venir, qu'à peine le printemps semble là qu'on retombe dans les températures négatives, breeeeef, c'est en ces temps de venteuse froidure qu'on se prend à rêver de soleil, de jardins ombragés aux températures agréables, avec un petit bruit d'eau à côté.
Et de lézarder, s'alanguir, s'amollir et larver dans ce jardin ombragé, avec cette fontaine à côté, sans pression, sans stress, sans échéances d'exams, sans angoisses, un bouquin futile à la main et sans autre bruit qu'un gazouilli d'oiseau et le doux chuchotement du courant.
Fantasme pur, qui me traverse la tête alors que l'image ci-dessus est projetée en amphi, et que j'évacue bien vite pour continuer à taper des notes comme une forcenée, parce que l'exam, ça se réussi pas comme ça.

Bon, besoin de vacances.

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25 décembre 2009

Reuh

Pôv pitit(e), le jour de Noël...
mot_cl__terrib_

(oui la capture est large, et floue, mais c'est pour le "Déprime post torchwood". Et pour la superbe faute d'orthographe. Et pour ma groupie de Jared Leto qui récidive.).
Sache que je compatis à mort, je suis passée par là, et je m'en suis sortie en transformant cette déprime en une haine uniquement dirigée sur Russell T Davis. On survie.
Allez, Joyeux Noël, un peu de fondant chocolat-crème de marron ?

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21 décembre 2009

Oui... mais non

Le grand jeu, quand on tiens (hum...) un blog, c'est de voir les mots clés qui ont permis à n'importe qui (qui serait bien aimable de laisser un commentaire) d'arriver sur ce blog en question.
J'en ai amassé un certain nombre, qui me laissent plus ou moins sceptique, et qui montrent bien que ce blog attire un bon paquet de dépressif. Je ne vois pas pourquoi. Ah oui, j'ai aussi appris qu'une nouvelle de Maupassant s'appelait La Ficelle, j'ai drainé un  paquet de pauvres lycéens voulant se renseigner sur le contexte historique. Pauvres malheureux.
Voici donc, l'article inutile:

Où trouver de la ficelle bleue ?/Que faire en arts plastiques avec de la ficelle ?

Quelle chanson pour réconforter un ami qui est loin

Déprime

Actrice à mater (wtf ?)/Ficelle John David secret story (Alors là je peux rien faire pour toi)

Contre mélancolie/lutter contre mélancolie/Que faire pour lutter contre la mélancolie/Comment ne pas sombrer dans la mélancolie/nouvelles solutions contre la dépression/Comment faire pour se défaire de la mélancolie ?/Quel site choisir pour ne plus se sentir seul et lutter contre l’ennui ?/Propositions pour lutter contre la solitude/Remède contre la mélancolie romantique ?/Films romantiques pour déprime (Wow, ne plus jamais faire d'article sur la déprime)

Totally spies (je ne récolte que ce que j'ai semé)

Combien de temps reste James mcavoy dans shameless (Bonne question. La réponse est : 2 saisons, si ma mémoire est bonne... ça me donne un prétexte pour aller remater tout ça)

Les races de phoques ok (je ne sais pas ce qui me perturbe le plus : les phoques, ou le "ok" ?)

Kristin chenoweth 1m (ouais bin là c'est pas gentil ! Elle fait bien 1m30 la madame, ok avec des talons)

Les œuvres de la ficelle de mots passent (muahahahahaha, il est mal barré celui là)

Bille entourée d’une ficelle (tout à fait)

Chocolat mélancolie (la meilleure arme)

Kevin mcKidd vrai roux (Je veux !!)

Echapper à la réalité est-il un bon choix (vous avez 4 heures)

Histoire qui font peur (la couette bleue) (alors LA ! rien que le titre m'évoque des choses absolument terrifiantes)

Supériorité séries anglaises (tout à fait d'accord, quand je ne regarde pas Mad Men)

Télépathe vendeuse épidémies vampire livre (True Blood, quand tu nous tiens)

Rhume du phoque (???)

Jeu irlandais ficelle (Perceval sort de ce corps !)

Dépression + se sentir moche (Là, je compatis à mort, mais je ne peux rien faire)

Champignon don le dessous devient bleu (oups, je serais toi, j'y toucherai pas même si il a l'air d'avoir une belle couleur)

Jared Leto (ahaha ! 2 jours après avoir posté sur Colin Farell)

Dialogues pizza terry gilliam l’imaginarium du docteur parnassus (je me souviens pas d'une pizza, je devais être trop occupée à mater)

Belle vache (ça conclue bien)

 

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'sont fous ces écossais

Voici 2 exemples flippants de ce qui se fait en ce moment à Glasgow :

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Remarquez donc la brosse à dent rotative (oui, c'est bien de cela qu'il s'agit) qui va "delete, delete" vos caries, ou bien "upgraded" votre émail, au choix. Et à côté de ça, admirez le côté à la fois sauvage et poilu, qu'on osait pas associer dans notre tête à une panse de brebis farcie, et qui ressemble plus à un chaton obèse et sans pattes.

A côté de ça, le plus flippant sont les écossaises elles-même, mais je n'ai pas osé le témoignage photographique...

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16 novembre 2009

ah ouais en fait...

Il y a des choses dont on est archi sûr, péremptoire même, sans savoir parfois d'où vient cette absolue conviction. Prenons les goûts (oui, oui ça ne se discute pas). Je suis sûre que j'aime le chocolat et le bleu, et je suis absolument certaine que je peux pas piffrer Lorie et le réglisse.
Et parfois, inexplicablement, on se réveille avec une révélation. Une vraie, hein, du genre "ah ouais mais en fait les olives c'est bon", ou encore "Eh mais en fait La Nouvelle Star c'est vachement addictif", ou encore "Ah mais en fait j'aime bien How I met your mother"... Aujourd'hui, je vais me pencher sur ma dernière révélation en date, qui m'a prise carrément par surprise, en flag' de groupitude inconsciente... La voici, la voila : En fait, non mais sans blague, Colin Farrell il est vachement bien.
Non ne partez pas, il ne s'agit pas d'un article de groupie sur à quel point il est bôôô (y'a un peu de ça mais pas que), et ne flippez pas, ce n'est que mon 42e crush (et demi) sur un acteur/chanteur/caissier/professeur/musicien/parfait inconnu. Et encore j'exclue les femmes.
Le but de cet article est de comprendre pourquoi, en me réveillant un matin (plutôt en me couchant un soir) je me suis prise en pleine tronche l'évidence. Que Colin Farrell il est vachement bien, il faut suivre un peu.
Je ne me souviens plus vraiment pourquoi j'avais classé le malheureux Colin dans la case "sans intérêt-agaçant", sans espoir de reddition, en tout cas c'était pour moi un choix définitif, Colin Farrell était irrécupérable. Et sans intérêt.

Colin_on_ScrubsS4Ep14_colin_farrell_2051941_512_384Et puis un jour il est venu faire les guests dans une petite série que j'affectionne, Scrubs, pour ne pas la nommer. Et là j'ai découvert que Colin avait de l'humour. Je me suis dit qu'il s'était peut-être planté, était arrivé là par hasard, par chance. Mais j'ai remarqué son accent irlandais, oui, là, cet accent qui a détrôné l'accent français dans la catégorie accent le plus sexy du monde. C'était le début de la fin.

Puis, grande découverte : Colin Farrell est bon acteur. Si, si, regardez bien Bons 3baisers de Bruges. En plus d'être un film formidable avec un cating de rêve et une ville sublime filmée avec amour, il y a cet irlandais en plein milieu, qui joue un tueur à gage dépressif. Bin je me suis surprise à vouloir lui faire un calin, à ce grand crétin larmoyant.

Colin_Farrell_in_The_New_World_Wallpaper_2_800Comme si ça ne suffisait pas pour me faire changer doucettement d'avis, France 2 a eu l'idée géniale de diffuser Le nouveau Monde, de Terrence Malick, que j'avais loupé lors de sa sortie cinéma. Bon, déjà que les cheveux longs me rende vulnérable, que les grands et beaux films biens filmés avec un sujet puissant et émouvant me font facilement pleurer comme une madeleine dépressive, bref j'ai craqué. Après avoir vu ce film, le nom de Colin Farrell était définitivement associé à "grand acteur". Et aussi à beau mec, j'avoue. Mais je résistait encore, pas du tout désireuse de faire changer de case une idée préconçue. Sotte que j'étais.

Le coup de grâce, c'était pas plus tard que la semaine dernière. France 2 (toujours eux, e_gall_colinfarrell_395x298ils ont été payés ou quoi ?) ont diffusé Alexandre, ce péplum bien hollywoodien, bourré d'effets spéciaux, avec des passages de comique involontaire. En toute franchise, la perspective de voir le Colinou en blond ne m'enthousiasmait pas plus que ça, mater ce film c'était surtout un moyen de réviser à peu de frais mes cours d'archéo orientale. Oui, parce qu'avec leur budget, la reconstit' histo est pas mal du tout pour un péplum hollywoodien, si vous voulez tout savoir (mais qui me lit ? tout le monde s'en contrefiche de savoir que les portes de Babylone ressemblait carrément à ça, et qu'on voit le bélier d'Ur dans la chambre d'Angelina Jolie...). Bref, je me suis bidonnée devant les mines ahuri de ce grand mec supposé jouer un gamin de 18 ans avec ses mémèches blondes et ses jupettes ridiculement courtes, et j'ai commencé à sérieusement me poser des questions quand ses cheveux sont plus longs (ça rend vulnérable...) et qu'il drague des beaux garçons à tour de bras (oui, Jared Leto, c'est toi que je regarde). Bon, la fin over ze top m'a ramenée un peu sur terre. Mais le mal était fait, j'avais déjà rangé le 19169800_w434_h_q80Colin dans "Bons acteurs", voila-t-il pas qu'il se retrouvait expédié dans la section "en plus il est beau". Et pour en rajouter une belle couche, dès le lendemain, je suis allée voir le dernier Terry Gilliam, L'imaginarium du Docteur Parnassus, qui rassemble la plus belle affiche masculine depuis bien des années. Je pensais que l'irlandais serait transparent entre Heath Ledger, Johnny Depp et Jude Law. A ma grande surprise, même si Johnny et Heath ont été absolument parfaits (mais ça c'est sans surprise...) c'est le Jude qui a semblé terriblement insipide. Et même en salaud qui fout des gifles à sa nana et qui se fait pendre comme un gigot, l'irlandais était irrésistible. Ce grand con.
Et voilà comment un matin on se réveille avec cette évidence : En fait, Colin Farrell, il est vachement bien.

Après cet article inutile, je reconsidère sérieusement la question d'asséner un de ces quatre matins un article sur mes plus grands crush. Nan sérieux, déjà que je suis cataloguée "polyandre", je vais pas agraver mon cas...

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05 novembre 2009

gnaaaaah

... ou l'effet désastreux (et conjugué) de Merlin version BBC et d'un concert de Runrig prévu dans un futur proche...

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Encore un coup ? Gnaaaaaaaaaah
Je ne suis pas folle vous savez

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04 octobre 2009

La LO2M

Le matin, pas grand monde n'est très au point. Sauf Bree Van de Kamp mais elle est pas humaine. On est dans le brouillard, mal latéralisé, on se traîne sans but, perdu entre la couette et la douche dans une lutte sans fin contre la gravité et la force centrifuge. Prendre son petit déjeuner, avec les yeux dans le pâté et les neurones parties quelque part aux antipodes, relève de l'acte de bravoure épique.
C'est dans ce contexte entre le sommeil et l'éveil complet, que prend place, insidieusement et très mesquinement, la LO2M : la Ligue des Objets Malfaisants le Matin.
Cette ligue comprend de nombreux adeptes, de toute nature : les objets posés sont les plus traîtres, prenant un malin plaisir à tomber, et rouler sous les placards. Les pires sont les objets transparents, qui ont pernicieusement attendu que les lunettes soient ôtées pour aller disparaître, se confondant avec le sol. La ligue s'étend aux puissances naturelles avec l'eau, qui en partenariat avec la chaudière décide que ce matin il n'y aurait que de l'eau froide.

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Cette chose est malfaisante, elle fais souffrir les gens par plaisir... Regardez ses crocs !

Il y a ces boîtes à mouchoirs qui complotent pour être vides en même temps, la bouteille de lait qui ne contient même plus assez pour remplir un quart de bol et vous oblige à descendre à la cave, et surtout le terrible collant, le plus dangereux de tous. Celui qui vous fait perdre du temps alors que vous êtes en retard, celui qui file entre vos doigts, s'accroche à un ongle ou à n'importe quoi de pointu qui passe dans un rayon de deux mètres. Le collant est un ennemi.
Enfin, vous avez compris le concept de la LO2M : être sadique, faire perdre du temps, rendre le matin encore plus douloureux, et le souvenir de l'oreiller encore plus nostalgique...

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15 septembre 2009

Je panurge, tu panurge, il/elle panurge...

...ou un flagrant exemple de ô combien je suis influençable !
La série How I Met Your Mother rôde sur les écran depuis bientôt 5 ans, et jusqu'à il y a un mois j'avais vaillamment résisté à l'envahisseur. Il y a des séries ou des films que vous ne voulez pas voir, inexplicablement, et plus les gens autour de vous hurlent au génie, plus vous vous enfoncez dans le refus de faire comme tout le monde. Pour moi, le déclencheur du mode "ça a l'air nul", c'est quand un des premières fois que j'en ai entendu parler, la série avait immédiatement été associée à Friends. Et je ne peux pas pifrer Friends. Là, je viens de perdre tous les lecteur potentiel... Bref, une fois qu'il y a eu ce déclencheur négatif, impossible de se mettre tout seul en condition pour apprécier cette série ou ce film.
Finalement, sous les pressions conjuguées de la plupart de mes amis (et surtout de JP), lassée de ne pas comprendre les références constantes à la série, et la vénération quasi fanatique d'à peu près tout le monde pour un certain Barney, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai maté le premier épisode...
Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça n'a pas été le coup de foudre ! Mou, voilà ce qui pour moi résummait bien tout ça. Prévisible, aussi. Un héros gonflant, des rires enregistrés. Mais je me suis dit que ça ne pouvais pas être pire, et j'ai enchaîné les deux suivants. Le capital sympathie de la série, envers Barney (et tous ses passages avec Robin) et pour le couple Marshall/Lily a progressivement combattu, puis dépassé mon aversion première pour toutes les choses citées ci-dessus. Mais le vrai, grand, franc déclic qui m'a fait dire "Roh la vache c'est génial !", c'est ça :

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Robin nous montre à quel point on s'éclate dans un centre commercial

Et ça, c'était tellement grandiose que son capital sympathie est monté en flèche et n'est jamais redescendu, je me suis enfilé l'intégral des 4 saisons en quelques semaines. Trois semaines. Enfin, deux et demi... Progressivement, cette bande de copains devient un peu la vôtre (euh... ça fait vraiment geek-seule-au-monde là), on s'approprie leurs délires, des citations sortent naturellement (surtout tout ce qui touche de près ou de loin à Barney)... Tout ça compense l'aspect toujours un peu neuneu de certaines scènes, et l'irrécupérable ennui que provoque inévitablement en moi la majorité des scènes impliquant Ted. C'est con, c'est le héros.
Donc, voilà une série de plus adoptée dans mon catalogues des séries "J'aime beaucoup" (qui est entre le catalogue "je regarde quand j'ai vraiment rien d'autre à faire" et le catalogue "C'est tellement grandiose que je me relève la nuit pour regarder l'épisode suivant") qui est déjà plein à craquer. 'M'enfin, on est une sérivore ou on ne l'est pas.
Par ailleurs, j'ai soignée ma frustration post visionnage du dernier épisode d'HIMYM en essayant Nurse Jackie, une nouvelle série hospitalière. Plus réaliste qu'Urgences, (je parle même pas de Grey's Anatomy) très bien filmée, des acteurs formidables, un cocktail parfait de personnages cocasses et attachants confrontés à des situations dramatiques. Elle se place direct dans les pages vivement recommandées du catalogue "J'aime beaucoup".

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