16 novembre 2009

ah ouais en fait...

Il y a des choses dont on est archi sûr, péremptoire même, sans savoir parfois d'où vient cette absolue conviction. Prenons les goûts (oui, oui ça ne se discute pas). Je suis sûre que j'aime le chocolat et le bleu, et je suis absolument certaine que je peux pas piffrer Lorie et le réglisse.
Et parfois, inexplicablement, on se réveille avec une révélation. Une vraie, hein, du genre "ah ouais mais en fait les olives c'est bon", ou encore "Eh mais en fait La Nouvelle Star c'est vachement addictif", ou encore "Ah mais en fait j'aime bien How I met your mother"... Aujourd'hui, je vais me pencher sur ma dernière révélation en date, qui m'a prise carrément par surprise, en flag' de groupitude inconsciente... La voici, la voila : En fait, non mais sans blague, Colin Farrell il est vachement bien.
Non ne partez pas, il ne s'agit pas d'un article de groupie sur à quel point il est bôôô (y'a un peu de ça mais pas que), et ne flippez pas, ce n'est que mon 42e crush (et demi) sur un acteur/chanteur/caissier/professeur/musicien/parfait inconnu. Et encore j'exclue les femmes.
Le but de cet article est de comprendre pourquoi, en me réveillant un matin (plutôt en me couchant un soir) je me suis prise en pleine tronche l'évidence. Que Colin Farrell il est vachement bien, il faut suivre un peu.
Je ne me souviens plus vraiment pourquoi j'avais classé le malheureux Colin dans la case "sans intérêt-agaçant", sans espoir de reddition, en tout cas c'était pour moi un choix définitif, Colin Farrell était irrécupérable. Et sans intérêt.

Colin_on_ScrubsS4Ep14_colin_farrell_2051941_512_384Et puis un jour il est venu faire les guests dans une petite série que j'affectionne, Scrubs, pour ne pas la nommer. Et là j'ai découvert que Colin avait de l'humour. Je me suis dit qu'il s'était peut-être planté, était arrivé là par hasard, par chance. Mais j'ai remarqué son accent irlandais, oui, là, cet accent qui a détrôné l'accent français dans la catégorie accent le plus sexy du monde. C'était le début de la fin.

Puis, grande découverte : Colin Farrell est bon acteur. Si, si, regardez bien Bons 3baisers de Bruges. En plus d'être un film formidable avec un cating de rêve et une ville sublime filmée avec amour, il y a cet irlandais en plein milieu, qui joue un tueur à gage dépressif. Bin je me suis surprise à vouloir lui faire un calin, à ce grand crétin larmoyant.

Colin_Farrell_in_The_New_World_Wallpaper_2_800Comme si ça ne suffisait pas pour me faire changer doucettement d'avis, France 2 a eu l'idée géniale de diffuser Le nouveau Monde, de Terrence Malick, que j'avais loupé lors de sa sortie cinéma. Bon, déjà que les cheveux longs me rende vulnérable, que les grands et beaux films biens filmés avec un sujet puissant et émouvant me font facilement pleurer comme une madeleine dépressive, bref j'ai craqué. Après avoir vu ce film, le nom de Colin Farrell était définitivement associé à "grand acteur". Et aussi à beau mec, j'avoue. Mais je résistait encore, pas du tout désireuse de faire changer de case une idée préconçue. Sotte que j'étais.

Le coup de grâce, c'était pas plus tard que la semaine dernière. France 2 (toujours eux, e_gall_colinfarrell_395x298ils ont été payés ou quoi ?) ont diffusé Alexandre, ce péplum bien hollywoodien, bourré d'effets spéciaux, avec des passages de comique involontaire. En toute franchise, la perspective de voir le Colinou en blond ne m'enthousiasmait pas plus que ça, mater ce film c'était surtout un moyen de réviser à peu de frais mes cours d'archéo orientale. Oui, parce qu'avec leur budget, la reconstit' histo est pas mal du tout pour un péplum hollywoodien, si vous voulez tout savoir (mais qui me lit ? tout le monde s'en contrefiche de savoir que les portes de Babylone ressemblait carrément à ça, et qu'on voit le bélier d'Ur dans la chambre d'Angelina Jolie...). Bref, je me suis bidonnée devant les mines ahuri de ce grand mec supposé jouer un gamin de 18 ans avec ses mémèches blondes et ses jupettes ridiculement courtes, et j'ai commencé à sérieusement me poser des questions quand ses cheveux sont plus longs (ça rend vulnérable...) et qu'il drague des beaux garçons à tour de bras (oui, Jared Leto, c'est toi que je regarde). Bon, la fin over ze top m'a ramenée un peu sur terre. Mais le mal était fait, j'avais déjà rangé le 19169800_w434_h_q80Colin dans "Bons acteurs", voila-t-il pas qu'il se retrouvait expédié dans la section "en plus il est beau". Et pour en rajouter une belle couche, dès le lendemain, je suis allée voir le dernier Terry Gilliam, L'imaginarium du Docteur Parnassus, qui rassemble la plus belle affiche masculine depuis bien des années. Je pensais que l'irlandais serait transparent entre Heath Ledger, Johnny Depp et Jude Law. A ma grande surprise, même si Johnny et Heath ont été absolument parfaits (mais ça c'est sans surprise...) c'est le Jude qui a semblé terriblement insipide. Et même en salaud qui fout des gifles à sa nana et qui se fait pendre comme un gigot, l'irlandais était irrésistible. Ce grand con.
Et voilà comment un matin on se réveille avec cette évidence : En fait, Colin Farrell, il est vachement bien.

Après cet article inutile, je reconsidère sérieusement la question d'asséner un de ces quatre matins un article sur mes plus grands crush. Nan sérieux, déjà que je suis cataloguée "polyandre", je vais pas agraver mon cas...

Posté par Mrs McAvoy à 22:27 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur ah ouais en fait...

    C'est bien de t'en être rendue compte... moi c'était après le Scrubs, (qui m'a aussi révélé Brendan Fraser, genre "ah mais non seulement il est capable d'être touchant, mais en plus il se mange") et surtout bons baisers de Bruges...

    Bon, Alexandre, soyons honnête, j'ai pas tenus dix minutes. Mais je déteste la Jolie...

    Posté par Froz, 17 novembre 2009 à 11:31 | | Répondre
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