01 août 2009

Pour lutter contre cette effroyable mélancolie

L'humain est une pauvre chose, soumise à ses passions et à ses états d'âmes. C'est pas moi qui le dis, c'est une tripotée de philosophes, et Barbara Cartland. Bref, il arrive parfois que notre petit cœur soit étreint d'une douleur, dont on connaît parfaitement l'origine, souvent, mais parfois dont on ignore tout. Ce qui la rend encore plus douloureuse. Enfin, appelez ça comme vous voulez, le cafard, le coup de mou, de blues, la déprime, la mélancolie (j'aime beaucoup ce mot), le vague à l'âme, la bile noire, l'étreinte glaciale, le cœur sombre... Mais je n'ai pas pour but de faire un article dépressif et déprimant ! Au contraire, voici une liste des remèdes testés et aprouvés par ma pomme pour lutter contre cet état rongeant et débilisant, qui nous réduit à une pauvre chose invertébrée et inactive au fond d'un canapé*.

1) Manger

Et oui, le meilleur moyen de combler un vide existenciel est de le combler physiquement. h_4_ill_1113925_tabletteLa meilleur solution c'est évidemment le chocolat, qui n'a plus besoin de faire ses preuves... Pour moi, c'est le chocolat bien noir qui a le plus d'effet. Laissez fondre, le goût enveloppe les papilles et procure une sensation de chaleur et de bien être, du réconfort quoi. Le problème réside dans le caractère addictif du chocolat : l'état dépressif aidant, on s'autorise deux, puis cinq, puis huit carrés, puis la tablette y passe... Autre que le chocolat, il y a les recettes que j'aime particulièrement : des carbonara maison, un gâteau chocolat-crème de marron maison, des cookies maison, de la popote mitonnée pendant des heures qui implique de la crème fraîche/du beurre/une bonne sauce... Mais deux problèmes : le lendemain sur la balance, c'est beaucoup moins réconfortant. Et évidemment, quand on est dans un état larvaire le-monde-ça-craint, on a vraiment pas envie la force de faire quoi que ce soit. Ce qui mène au second point

 

2) Appeler un ami :
Non, nous n'avons pas migré dans Qui veux gagner des millions. L'option "call a friend" est un bon moyen de se sentir moins seul dans les tréfonds de sa déprime, l'un des meilleurs même lorsque l'ami est suffisamment sur la même longueur d'onde pour être de bon secours, mais c'est aussi l'un des plus difficile à mettre en oeuvre. L'appel à un ami dépend de plusieurs paramètres assez complexes, et une fois qu'ils sont tous appréhendés, on finit par ne plus appeller personne. Tout d'abord, il faut qu'il soit une heure raisonnable. Il n'est pas très bienvenue de réveiller une personne pour lui asséner vos problèmes. Malheureusement, les heures de déprime coïncident souvent avec les heures de sommeil chez la moyenne des personnes. Ensuite, il faut choisir cet ami, qu'il se sente concerné par vos problème : la réside le coeur du problème. Car à qui imposer ses états d'âmes ? Comment ne pas se sentir coupable, juste avant d'appuyer sur le petit téléphone vert, et finalement laisser tomber... En plus de la peur d'ennuyer, pas envie de passer pour une chieuse/une fontaine/une égoïste, bref, on se dégonfle et préfère tracter sa mélancolie seule plutôt que de la coller sur les épaules de quelqu'un d'autre. Donc retour aux anti dépresseurs non-chimiques et solitaires ...

3)Se changer les idées :

C'est jusque là le meilleur moyen que j'ai trouvé pour quitter seule le mode madeleine-life-sucks. On peut se changer les idées de bien des manières, mais voici les plus récurrents :
-mater des conneries : Internet est ici d'un bon secours. Sans chercher bien loin, on peut tomber sur des tas de vidéos débiles et régressives, drôles pour peu que l'on soit bon public ou dans un état végétatif. En tête de liste, il y a les bêtisiers, ou bloopers. Pensez à votre série préférée, ou à un film blockbusterisant, allez sur Tutube et tapez son petit nom en VO + bloopers. Avec un peu de chance vous allez tomber sur un truc inconnu et franchement tordant impliquant vos acteurs favoris. Dans le genre, ceux d'Urgences, de Torchwood, de Lost ou de Pirates des Caraïbes sont assez relaxants.
-mater des dessins animés : on ne vantera jamais assez la vertu pédagogique des dessins animés. Même la_linea_mainaprès l'âge officiel de l'enfance, on peut s'extasier bêtement devant des bébètes qui parlent ou des espionnes de choc. Pour que le délire régressif soit complet, choisissez de préférence un dessin animé qui ne parle pas, du genre La linéa ou La mouche. Sinon, ceux avec un second degré bien assumé, du style Totally Spies, Bob l'éponge ou La famille pirate, c'est très bien aussi.
-mater un film : rien de mieux pour lutter contre sa solitude les_demoiselles_de_rochefortdépressive que de s'impliquer dans les histoires d'autres personnes. Choisissez bien sûr un film avec un happy end sans restriction. Il y a deux types de films euphorisant, la comédie romantique et le film culte. La comédie romantique, c'est simple, voir des gens qui s'aiiiiiiment et qui finissent sur un nuage rose de félicité, ça redonne un espoir fictif dans le monde qui nous entoure. Pour peu que la comédie implique Hugh, Colin ou Alan (oui Froz, c'est toi que je regarde), et le ciel est un peu moins gris. Pour le film culte, ça dépend de votre goût. Si votre film culte est Apocalypse Now ou Full metal Jacket, il vaut mieux proscrire tout ça évidemment. Mais si c'est un nieux nanar kitsch, une quelconque comédie musicale ou une comédie de Billy Wilder, foncez. L'avantage du film culte, c'est qu'il est prévisible, et donc rassurant puisqu'on maîtrise la suite. Si votre film culte cumule la sucrerie d'un happy end/la comédie musicale/la comédie romantique, vous tenez le jackpot anti dépressif. Le mien, c'est Jacques Demy, avec au choix Les demoiselles de Rochefort ou Peau d'âne.

 

4) Sortir :
C'est une option risquée, pour peu qu'il fasse un temps accordé à votre humeur noire. Mais si il fait beau, sortir, aller dans un parc, s'assoir contre un arbre et regarder le soleil entre les feuilles procure un effet apaisant et réconfortant immédiat. Bon, cela implique bien sûr d'avoir suffisamment de force pour s'extraire du stade larvaire, d'avoir le courage d'enfiler des fringues, de prendre sur soi pour faire l'effort de marcher jusqu'à un arrêt de bus/une gare/une station de métro. Si la mélancolie n'est pas trop tenaillante, et qu'on peut avoir le courage de s'affronter dans une glace, sautez sur l'occasion pour refaire votre garde robe. Rien n'est plus satisfaisant psychologiquement que de se sentir bien dans une nouvelle fringue, ou encore mieux, dans une nouvelle paire de chaussures. Mais souvent, si déprime il y a, on risque d'aggraver la situation en se trouvant moche dans tout ce qu'on essaye. A ce moment, rentrez fissa chez vous et penchez vous sur les solutions précédentes.

Et voilà un article inutile de plus, mais c'est pas ma faute, c'est Megavideo qui veut pas que je regarde Mad Men non stop.

* Le premier des remède est le réconfort dans les bras de son roméo/sa juliette/un ami très très chaleureux, mais sachant que dans mes moments dépressifs je ne possède aucun de ces véhicules de tendresse humaine, mes moyens de lutte sont tous à un niveau personnel et individuel...

Posté par Mrs McAvoy à 00:38 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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Commentaires sur Pour lutter contre cette effroyable mélancolie

    Tes propositions sont des modes de substitution pour échapper à la réalité non?

    Posté par Moi, 12 août 2009 à 19:08 | | Répondre
  • oui, pour échapper à la réalité déprimante, ou à la mélancolie, réelle, comme tu veux ;-p Mais qui es-tu, Moi ? (très philosophique comme question)

    Posté par mrs mcavoy, 13 août 2009 à 20:54 | | Répondre
  • Elau aiveri baudie

    coucou Delphine, j'adore ton blog c'est d'un reposant, remonte moral, tout ce que tu veux! Bref merciii pour la joli photo de mon Shane West d'amourrrrr =) . Je vais t'apprendre une grande nouvelle: j'ai enfin vu les demoiselles de Rochefort! oui oui oui, j'ai particulièrement aimé le " oh midi moins le quart ( petit levage de jambe) je suis en retard" et " oh Delphine j'ai rencontré l'homme de ma vie" passons sur le coté pratique de la chose dans la vie de tout les jours (en particulier pour mimer Catherine Deneuve au times up sehr pratique le levage de jambe) , j'ai beaucoup aimé


    MAIS


    ( car il y a un mais )


    des questions subsistent notament:

    - quand t'es enceinte d'un homme que t'aime tu le quitte parce qu'il sappelle Dame?? euuuhhh t'es pas un peu trop conne???

    - POURQUOI POURQUOI appeler son fils Boubou?? D'où la compréhension de la séparation avec les père parce que pour le coup Boubou Dame c'est vraiment moche.


    Sur ce je remarque que t'es une vrai accro série ma poulette et je suis pas d'accord la saison 5 de desperate housewife est cool.


    Gros bisous


    ps: t'as recue ma lettre?

    Posté par Fanny, 31 août 2009 à 22:38 | | Répondre
  • Je suis bien contente que tu ais fini par voir ce film, c'est mon préféré ! Les imperfections, incohérences et grandes séquences over ze top font partie de son charme. Perso, mon grand fou rire est quand les deux acrobates disent au revoir à leurs forains dans un superbe "mon maquillage va couler, et j'ai déjà la larme à l'œil" mouarf mouarf !
    Et pour Desperate, j'ai même pas fini la saison 5 tellement je me faisais chier.
    Et ta lettre, non je n'ai rien reçu...

    Posté par mrs mcavoy, 31 août 2009 à 23:06 | | Répondre
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